EAU: Demande de libération du défenseur des droits humains Ahmed Mansoor après la détérioration de sa santé

thumbnail_32ad546c-44b9-463c-b236-4f01feb85366.jpg

Le Conseil de Genève pour les droits et les libertés exprime sa préoccupation quant à la sécurité du militant émirati des droits humains Ahmed Mansoor, suite à la détérioration de son état de santé après plus de trois ans en isolement cellulaire sans nécessités de base.

Le militant des droits humains Ahmed Mansoor (51 ans), membre du conseil consultatif de «Human Rights Watch» et du «Gulf Center for Human Rights». Les forces de sécurité de l’UAE l’ont arrêté le 20 mars 2017. et l’ont empêché pendant plus d’un an de contacte un avocat et n’avait que très peu de visites de sa famille.

Mansoor est détenu dans une petite cellule d’isolement, sans aucune  nécessités de base après que les autorités lui ont enlevé, entre décembre 2017 et mars 2018, son matelas et lui ont refusé des vêtements chauds adéquats et un accès à l’eau chaude, le laissant exposé au froid hivernal pour la quatrième fois dans sa cellule.

Mansour souffre d’hypertension artérielle depuis 2018, et malgré cela, les autorités ne lui ont fourni aucun médicament pour le soigner, ce qui l’expose à un risque élevé de maladie cardiaque et d’accident vasculaire cérébral. Mansour a entamé deux grèves de la faim en 2019 Pour exiger l’accès aux droits fondamentaux entant que prisonnier, y compris mettre fin à son isolement cellulaire et et l’accès aux produits de première nécessité, sa deuxième grève de la faim, qui a duré environ 45 jours, au cours desquels il a perdu 11 kilos, a fait craindre pour sa santé et a suscité une vague mondiale de solidarité et des appels à sa libération immédiate et inconditionnelle, auxquels les Émirats arabes unis ont fait la sourde oreille.

Mansoor a été condamné à 10 ans de prison en mai 2018, à l’issue d’un procès à huis clos, pour avoir insulté «le statut et le prestige des EAU et de leurs symboles», y compris ses dirigeants, sur la base de ses appels pacifiques à la réforme. à la suite de ses appels pacifiques à la réforme. Le 31 décembre 2018, la Cour suprême fédérale, la cour de dernier ressort du pays dans les affaires de sécurité de l’État, a confirmé sa peine, annulant sa dernière chance de libération anticipée.

La détention en isolement cellulaire du défenseur des droits humains Mansoor et son refus de soins médicaux constituent une peine supplémentaire, qui est un crime de torture incriminé par les traités internationaux.

Le Conseil de Genève pour les droits et les libertés appelle à une intervention internationale urgente pour sauver le détenu des droits humains Mansour, et à sa libération et à un traitement médical immédiat. En attendant sa libération, GCRL demande son transfert dans un centre de détention adéquat répondant aux besoins nécessaires conformément aux normes internationales relatives aux conditions d’arrestation et de détention.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

scroll to top