Journée des Droits de l’Homme, GCRL appelle à des mécanismes contraignants pour protéger les droits de l’homme et garantir la responsabilisation et l’équité

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La Journée des droits de l’homme est célébrée par la communauté internationale chaque année, le 10 décembre, qui symbolise le jour où l’Assemblée générale, a adopté la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme en 1948. L’Assemblée générale des Nations Unies a proclamé le 10 décembre Journée des droits de l’homme en 1950, pour examiner les efforts internationaux déployés en matière de respect, de promotion et de protection des droits de l’homme dans le monde

Cette année, la Journée des droits de l’homme se concentre sur l’impact de la pandémie du Covid-19 sur les droits de l’homme et elle est célébrée sous le slogan, ( Reconstruire en mieux: défendons les droits de l’homme )en veillant à ce que les droits de l’homme soient fondamentaux pour les efforts de rétablissement.

Le Conseil de Genéve pour les Droits et les Libertés GCRL, note l’absence de mécanisme de suivi de la Déclaration universelle des droits fondamentaux de l’homme par certains pays, malgré le passage de 72 ans depuis son adoption.

Le Conseil exprime son profond regret pour l’avènement de cette journée, à une époque d’escalade des violations des droits de l’homme dans différentes parties du monde, en particulier dans la région arabe, où les politiques de discrimination se poursuivent avec l’absence de responsabilité, d’équité et de justice sous le poids des intérêts politiques des États.

De nombreuses violations en cours constituent des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité, en particulier ce qui se passe au Yémen, en Syrie, en Irak, en Libye et dans les territoires palestiniens occupés.

Au Yémen, les bombardements aveugles, la famine et d’autres violations se poursuivent depuis des années, à cause des attaques de la coalition dirigée par l’Arabie saoudite,ainsi que le conflit armé entre les groupes armés et les milices dans le pays, cela a engendré des milliers de morts et de blessés et des millions de personnes déplacées.

En Syrie, en Libye et en Irak, se sont les civils qui souffrent de la lutte pour le pouvoir, dans une impunité généralisée. Dans les Territoires palestiniens occupés, les violations de l’autorité de la puissance occupante se poursuivent sans réelle responsabilité.

Dans d’autres pays comme l’Égypte, l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis, les arrestations politiques sont généralisées et sur fond d’opposition politique et de liberté d’opinion et d’expression, se rajoute à cela des violations systématique commises dans les prisons ainsi que d’autre violation contre les droits civils et politiques en particulier.

GCRL évoque également un certain nombre de violations graves qui ont accompagné la pandémie du Covid-19, dans de nombreux pays du monde, telle que la discrimination et l’exploitation de la pandémie pour perpétuer la violation des libertés, et le manque d’engagement pour des droits à la santé et à la sécurité, ainsi que des violations généralisées des droits des travailleurs, que ce soit par les autorités au pouvoir ou par les entreprises majeur.

À la lumière de cette réalité, le Conseil de Genève pour les droits et les libertés recommande ce qui suit:

La nécessité de créer des mécanismes contraignants pour assurer la protection et la promotion des droits de l’homme dans le monde.

Assurer la protection des victimes de violations, activer les mécanismes de responsabilisation et de réparation et mettre fin à la politique d’impunité.

Protéger les sociétés des guerres et des conflits armés et sensibiliser l’opinion publique internationale sur l’obligation d’arrêter les investissements des principaux pays dans le commerce des armes envers les pays en guerre et en conflit.

Appelons les procédures spéciales des Nations Unies à assumer leurs responsabilités en mettant un terme aux violations qui y sont liées dans les pays de la région, en particulier le phénomène des arrestations qui s’inscrivent dans le contexte d’intensification de la répression de l’opposition politique et de la liberté d’opinion et de la presse.

Invitant les Hautes Parties contractantes à la quatrième Convention de Genève de 1949 à appliquer la Convention sur le territoire palestinien occupé; pour mettre fin à l’occupation israélienne et garantir le droit à l’autodétermination des palestiniens.

Remédier aux échecs exposés par la pandémie du COVID-19, tout en appliquant les normes des droits humains pour lutter contre les inégalités, l’exclusion et la discrimination, et en garantissant la santé et les droits économiques pour tous.

Le soutient aux appels à lutter contre les inégalités, à promouvoir et à protéger les droits économiques, sociaux et culturels, et à encourager la participation et la solidarité en temps de pandémie (COVID-19).

:D’autres liens sur le sujet.

https://www.un.org/fr/udhrbook/

https://www.standup4humanrights.org/fr/humanrightsdays2020.html

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