Déception après le rejet par le sénat suisse de deux motions sur l’encadrement des exportations d’armes dans les zones de conflit

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GENÈVE – Le Conseil de Geneve des droits et des libertés, a exprimé aujourd’hui sa déception après le rejet par le Sénat suisse de deux motions appelant à encadrer de manière plus stricte les exportations d’armes et de matériel de guerre, y compris ceux impliqués dans la guerre contre le Yémen.
Le Conseil de Genève a déclaré qu’il regrettait le fait que la Suisse fournit ses intérêts économiques au détriment de ses responsabilités juridiques et morales vis-à-vis des pays auteurs de crimes de guerre horribles contre des civils utilisant des armes suisses.
Le CGDL a ajouté que le Sénat suisse devait renverser sa position scandaleuse et contraindre le gouvernement à respecter ses engagements européens en matière de vente d’armes, en particulier dans les zones de conflit.

En réponse à une recommandation du Comité de la politique de sécurité de la chambre haute du Parlement fédéral suisse, le Sénat a voté lundi contre deux motions: la première proposait que les directives sur l’exportation d’armes soient décidées par le Parlement et non plus par le gouvernement, et donc soumises au référendum facultatif.(20 contre 17 muwaida et 6) La seconde demandait de renforcer les contrôles sur les exportations de matériel de guerre.(22 contre 16 pour et 5 en attente).

La Commission a justifié ses recommandations principalement par l’existence d’une initiative impopulaire que les électeurs n’ont pas encore décidé de son sort, c’est une initiative visant à ne pas exporter d’armes vers des pays en guerre civile, la commission a indiqué également qu’elle ne voulait pas préjuger du débat sur cette initiative et de la possibilité de lancer une initiative alternative.

Le Conseil de Genève des droits et des libertés a déclaré que les armes suisses étaient utilisées dans les zones de conflit après avoir été exportées vers des pays tels que l’Arabie saoudite, la Thaïlande et le Pakistan, bien qu’elles risquaient fort de conduire à des violations du droit humanitaire.
Il a ajouté que la continuité de vente d’armes par la Suisse à l’Arabie saoudite se traduisait par une contribution concrète à la guerre sanglante qui avait tué et blessé des dizaines de milliers de civils et avait plongé le pays au bord du gouffre et de la pire crise humanitaire dans le monde.
Le Conseil a noté qu’il avait déjà appelé tous les pays européens, y compris la Suisse, à cesser toute vente d’armes à l’Arabie saoudite jusqu’à ce que la coalition dirigée par Riyadh mette fin à ses attaques illégales et vérifie de manière fiable celles qui avaient déjà été perpétrées contre des civils yéménites.

Un grand nombre de pays européens ont cessé leurs ventes d’armes à l’Arabie saoudite, notamment l’Allemagne, les Pays-Bas et l’Autriche. Le 25 octobre, le Parlement européen a appelé à une position unifiée de l’UE interdisant les ventes d’armes à l’Arabie saoudite.
Le Conseil de Genève a souligné que la Suisse devrait soutenir les droits de l’homme en tant qu’élément essentiel de sa politique étrangère, en dépit du prix politique et économique élevé Susceptible de se produire après la cessation des exportations d’armes dans des zones de conflit telles que la guerre au Yémen.

Il a également souligné que la Suisse ne devrait pas faire partie des accords sur les armes de plusieurs milliards de dollars utilisés par l’Arabie saoudite pour acheter le silence des pays exportateurs d’armes sur ses graves violations des droits humains perpétrées contre les civils yéménites.

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