Appel à une enquête indépendante sur la mort d’un citoyen détenu dans un commissariat de police

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Le 20 février 2019

GENEVE – Le Conseil de Genève de la Justice et des Droits a appelé aujourd’hui les autorités tunisiennes à ouvrir immédiatement une enquête
indépendante sur le décès d’un ressortissant tunisien alors qu’il se trouvait en détention dans un dans un commissariat de police.

Le Conseil de Genève a reçu des informations et témoignages sur la mort d’un ressortissant tunisien, Ayoub Ben Faraj, qui vivait en Tchécoslovaquie, lors de sa visite à sa famille dans son pays.
Le Conseil de Genève, défenseur des droits de l’homme, s’est déclaré choqué par l’incertitude entourant la mort du citoyen tunisien et par l’incapacité des autorités officielles à publier un communiqué officiel ou à ouvrir une enquête sur l’incident.
Le Conseil de Genève a été informée que le corps de la personne décédée était toujours en cours d’autopsie et qu’un responsable du commissariat de police avait été arrêté ainsi que deux témoins pour entendre leur récit sur l’incident.

Le Conseil de Genève a souligné que ce qui s’était passé était scandaleux et pouvait donner lieu à des exécutions extrajudiciaires en cas de torture avérée, soulignant la responsabilité des autorités tunisiennes à ouvrir une enquête approfondie sur cet incident et à tenir pour responsables les personnes impliquées.

Il a souligné que les Conventions de Genève de 1949 et leurs Protocoles additionnels de 1977 renfermaient un certain nombre de dispositions interdisant formellement la torture et les traitements cruels ou inhumains ainsi que les atteintes à la dignité de la personne.
Le périmètre du Centre de la Garde nationale à Baraka Sahel dans la ville de Hammamet, dans la province de Nabeul en Tunisie, a été cible de tensions qui ont abouti à des jets de pierres au siège du Centre après la mort de Ben Faraj.
L’attaque contre le centre de la Garde nationale a incité les agents de la sécurité à appeler des renforts pour entourer les lieux et affronter la colère provoquée par les gaz lacrymogènes afin de disperser les manifestants.

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