Le Conseil de Genève de la Justice et des Droits condamne l’expulsion par Israël d’une famille palestinienne de son domicile à Jérusalem au profit de colons

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Le Conseil de Genève de la Justice et des Droits condamne l’expulsion par Israël d’une famille palestinienne de son domicile à Jérusalem au profit de colons

GENEVE – Le Conseil genevois de la justice et des droits a condamné aujourd’hui l’expulsion par les autorités israéliennes d’une famille palestinienne de leur domicile à Jérusalem dimanche au profit de colons israéliens. Le conseil de Genève a déclaré que les sept membres de la famille Abu Asab vivaient dans la maison depuis 1960, bien qu’ils aient été expulsés de leur maison d’origine d’un autre quartier de Jérusalem en 1948. Selon une loi israélienne autorisant les Juifs à retrouver leurs biens dans Jérusalem-Est occupée, et après un appel judiciaire de la part de la famille qui possédait la maison avant 1948, des colons ont été en mesure d’y retourner, selon les autorités israéliennes.

En l’occurrence la loi israélienne ne reconnaît pas le droit des Palestiniens de rentrer chez eux et dans leurs biens, dont ils ont été expulsés ou forcés de quitter en 1948. En même temps, la communauté internationale ne reconnaît pas l’annexion par Israël de Jérusalem-Est occupé. En effet le Conseil de Genève a déclaré que 70 autres familles du quartier Sheikh ainsi que 700 personnes du quartier Silwan sont aussi menacées d’expulsion et de déplacement de Jérusalem-Est occupé, car leurs demeures étaient juives avant 1948. Israël a continué à adopter un système intrinsèquement discriminatoire qui traitait les Palestiniens injustement, son occupation de la Cisjordanie, y compris Jérusalem-Est, ainsi que de la bande de Gaza depuis plus de 50 ans, est liée à des violations systématiques des droits de l’homme, telles que des punitions collectives, le recours systématique à une force excessive et meurtrière. En outre Israël adopte et soutient la construction des colonies illégales en Cisjordanie, y compris Jérusalem occupé, confisque des terres palestiniennes et impose un fardeau aux Palestiniens seuls contrairement aux colons, limitant ainsi leur accès aux services de base sachant qu’il est presque impossible pour eux de construire dans une grande partie de leurs terres sans risquer de démolition et d’expulsion.
Le Conseil de Genève a souligné dans son communiqué que le droit international humanitaire interdit à l’occupant le transfert des civils aux territoires occupés, où Israël continue d’assurer la sécurité et les services administratifs, le logement, l’éducation et des soins médicaux pour plus de 628 mille colons vivant dans des colonies illégales en Cisjordanie, y compris Jérusalem-Est. Le procureur de la Cour pénale internationale procède à un examen préliminaire de la situation en Palestine afin de déterminer si les critères nécessaires à une enquête formelle ont été remplis. En mai 2018, l’Autorité palestinienne a officiellement déféré la situation en Palestine au procureur de la Cour.
À cet égard, le Conseil de Genève a appelé la Cour pénale internationale à accélérer ses démarches pour que justice soit rendue aux Palestiniens et à mettre un terme aux violations commises par Israël à leur encontre, notamment la démolition de maisons et l’expulsion de familles, en tant que violation du droit international humanitaire interdisant les châtiments collectifs.

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