Arabie saoudite. Les prisons se transforment en cimetières pour les prisonniers d’opinion

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الشيخ أحمد العماري

GENEVE – Le Conseil de Genève pour la justice et les droits a appelé aujourd’hui à l’envoi en Arabie saoudite d’une commission d’enquête internationale chargée d’examiner l’état de santé de centaines de prisonniers d’opinion et de défenseurs des droits de l’Homme dans les prisons.
Le Conseil de Genève, une organisation internationale de défense des droits de l’Homme, a déclaré dans un communiqué de presse que des prisons saoudiennes avaient été transformées en sépulcres pour les détenus à cause de tortures physiques et psychologiques, de négligence médicale et de détention dans des conditions inhumaines.

Le Conseil de Genève a évoqué l’incident du décès de Sheikh Ahmad Al-Amari, doyen de la Faculté du Saint Coran à l’Université de Madinah, il y a quelques jours, à la suite d’une crise cérébro-vasculaire survenu dans la prison.
Selon un compte  » Twitter » de prisonniers d’opinion se définissant comme un groupe saoudien suivant la situation des « détenus politiques » en Arabie saoudite , Al- Amari serait décédé des suites d’une « négligence médicale ».
Selon lui toujours , « la mort d’Amari est survenue des suites d’un accident cérébro- vasculaire dans la prison et le détenu aurait délibérément été privé de tout soin d’urgence, ce qui l’a plongé dans le coma avant d’en décéder. »
« Si le silence se maintient, nous entendrons dans les prochains jours une malheureuse nouvelle sur la mort d’autres personnes en prison », a-t-il déclaré. « Les personnes âgées sont actuellement en prison et leur santé se dégrade continuellement ».

Amari a été arrêté par les autorités saoudiennes en août dernier dans le cadre d’une campagne contre les proches collaborateurs du célèbre écrivain Safar al-Hawali, qui avait pour toile de fond un livre critiquant la politique du Royaume.
Le Conseil de Genève a estimé que la dénonciation de prisonniers d’opinion dans des prisons saoudiennes constituait une extension du meurtre du célèbre journaliste saoudien Jamal Khashoggi dans le consulat de son pays à Istanbul au début du mois d’octobre 2018.
Le Conseil de Genève sur les droits de l’Homme a appelé les autorités saoudiennes à libérer immédiatement les détenus dans le respect de la liberté d’opinion et d’expression, à mettre fin à la détention illégale sans procès équitable et à arrêter d’ exposer les détenus et les militants à des actes de torture cruel et aux négligences médicales.

Il a également appelé à une intervention internationale pour faire en sorte que les autorités saoudiennes respectent les obligations qui leur incombent en vertu de la ratification des instruments relatifs aux droits de l’Homme et des dispositions internationales coutumières relatives aux droits de l’Homme et à l’interdiction de la torture et de la détention arbitraire

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