Le Conseil genevois des Droits de l’Homme et de la justice appelle la Thaïlande à mettre fin à la détention d’une demandeuse d’asile saoudienne et à lui permettre de se rendre en Australie

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GENEVE – Le Conseil des Droits de l’Homme et de la Justice de Genève a appelé dimanche les autorités thaïlandaises à autoriser immédiatement une demandeuse d’asile saoudienne arrêtée à l’aéroport de Bangkok à se rendre en Australie comme souhaité et à mettre un terme à toute mesure limitant sa liberté.

Le Conseil de Genève, un groupe international de défense des droits de l’Homme, a déclaré dans un communiqué de presse qu’il suivait avec une vive inquiétude la détention de la jeune Rahaf Mohamed arrêtée par les autorités thaïlandaises en Thaïlande à l’aéroport de Bangkok et l’empêchait de voyager.

Les autorités thaïlandaises ont déclaré qu’elles  devraient accorder à la jeune femme « Rahaf » ses documents personnels, y compris son passeport, et l’ autoriser à voyage en Australie où elle souhaiterait faire une demande d’asile.

La jeune Rahaf a lancé un appel sur le site de réseau social (Twitter) afin qu’une intervention ait lieu pour ne pas être renvoyée de force de l’aéroport de la capitale thaïlandaise Bangkok vers son pays après avoir fui sa famille, a-t-elle déclaré.

La jeune femme a déclaré que l’ambassade lui avait dit que ses proches avaient porté plainte à son encontre et que  cela impliquait son retour forcé.

Elle a déclaré qu’elle s’était réfugiée en Thaïlande via le Koweït et que sa vie serait en jeu si elle était renvoyée dans le royaume, d’autant que son père a affirmé dans sa plainte que sa fille souffrait de maladies psychologiques.

Au cours des derniers mois, les autorités saoudiennes ont rapatrié plusieurs filles qui ont fui leur famille, tandis que d’autres ont pu obtenir l’asile dans plusieurs pays européens.

Cette situation se répète avec une autre femme saoudienne en route pour l’Australie en avril 2017.

Dina Ali Saloum, 24 ans, se rendait du Koweït en passant par les Philippines, mais sa famille l’a transférée de l’aéroport de Manille en Arabie saoudite. Son sort est toujours inconnu depuis son retour en Arabie Saoudite.

Salma Ajm, directrice au Conseil de Genève pour les droits de l’Homme et la justice au Moyen-Orient, a averti que les femmes fuyant leur pays pouvaient être victimes de violences «d’honneur» ou d’autres formes de préjudice grave si elles étaient  renvoyées contre leur volonté.

Ajm a exprimé ses craintes quant au sort de la jeune Rahaf sous le système de tutelle des femmes en Arabie saoudite et à l’obligation d’obtenir la permission du tuteur pour voyager à l’étranger ou de se marier et ce qui constitue des restrictions arbitraires.

Elle a souligné que les autorités saoudiennes et thaïlandaises assument l’entière responsabilité de tout risque auquel la jeune Rahaf pourrait être exposée si elle n’était pas en mesure de se rendre en Australie comme elle le souhaitait au lieu d’en être empêché de force par son pays.

 

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