Le Conseil de Genève des Droits de l’Homme et de la Justice appelle à la fin de la répression gouvernementale contre les manifestations populaires au Soudan

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GENÈVE – Le Conseil des Droits de l’Homme et de la Justice à Genève  a appelé aujourd’hui à la fin de toute forme de répression gouvernementale contre les manifestations populaires au Soudan depuis la mi-décembre.

Le Conseil de Genève, une organisation internationale de défense des droits de l’Homme, a déclaré dans un communiqué de presse que la pratique de la fusillade et de la répression contre les participants aux manifestations populaires au Soudan était injustifiée et devrait cesser immédiatement.

Il a ajouté qu’il était mécontent de recourir aux autorités soudanaises pour restreindre l’accès aux sites de réseaux sociaux sur Internet, notamment en bloquant les sites de réseaux sociaux populaires utilisés pour organiser des manifestations dans le pays.

Le Conseil de Genève a demandé l’ouverture d’une enquête indépendante et efficace sur la répression des manifestations par le gouvernement et de traduire en justice tous les responsables d’actes inutiles ou excessifs de recours à la force, y compris ceux qui ont la responsabilité de mener à la justice.

Il a également appelé à la libération immédiate et inconditionnelle de tous les détenus pour avoir exercé pacifiquement leur droit à la liberté d’expression d’assemblée et d’association, du fait de leur mise en danger, y compris l’arrestation de violations flagrantes du droit de réunion pacifique et d’expression d’opinion.

Le Soudan est confronté à une grave crise économique qui a entraîné une hausse des prix du carburant, de l’électricité, des transports, des denrées alimentaires et des médicaments, provoquant des manifestations à travers le pays.

Depuis le 14 décembre, des dizaines de milliers de Soudanais ont participé à des manifestations dans diverses régions du pays, notamment Wad Madani, Port-Soudan, Jibit, Gedaref, Atbara, Berber, Dungla, Karima, Damazin, Al-Obeid, Fasher, Khartoum ,Durman.

Selon des chiffres officiels, au moins 19 personnes ont été tuées et des centaines d’autres blessées lors de manifestations dans plusieurs villes, dont Khartoum, le 19 décembre, à la suite de la décision du gouvernement d’augmenter le prix du pain. Les rapports internationaux sur les droits de l’Homme confirment que 37 personnes ont été tuées lors des manifestations.

Le Conseil genevois des droits de l’Homme et de la justice a souligné qu’il incombait au gouvernement soudanais de s’attaquer à la cause profonde de la détérioration rapide des conditions économiques du pays plutôt que d’empêcher les citoyens d’exercer leur droit de protester contre les difficultés croissantes qu’ils rencontraient depuis des années.

 

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