Le Conseil de Genève sur les Droits de l’Homme et la Justice exhorte le Soudan à éviter le recours excessif à la force pour réprimer les manifestations dans le pays.

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GENEVE – Le Conseil de Genève des Droits de l’Homme et la Justice a appelé jeudi le gouvernement soudanais à respecter le droit de réunion pacifique et à éviter le recours excessif à la force pour réprimer les manifestations dans le pays.

Le Conseil de Genève, une organisation internationale de défense des droits de l’Homme, a déclaré dans un communiqué de presse que les autorités soudanaises devaient respecter les conventions internationales qui garantissent le droit de manifester pacifiquement et répondre aux demandes des manifestants.

Plusieurs villes soudanaises ont assisté à des manifestations populaires concernant le manque de carburant dans les stations de distribution, la pénurie de farine subventionnée et la diminution des importations en provenance de l’étranger, ainsi que la hausse du pain et le manque d’autres services de base.

Selon des sources locales, huit personnes ont été tuées lors de manifestations dans la ville soudanaise de Gadarif et dans l’état du Nil jeudi soir, 20 novembre 2018.

Le Pacte international relatif aux droits de l’Homme garantit le droit de réunion pacifique depuis la Déclaration universelle des Droits de l’Homme de 1948, dont l’article 20 dispose que « Toute personne a droit à la liberté de réunion et de réunion pacifiques, L’article 21 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques stipule que « les États doivent reconnaître et garantir le droit de réunion pacifique ».

Les principes de base des Nations Unies prévoient que les agents de la force publique ne peut avoir,  qu’en cas de nécessité absolue , le recours à la force et à l’arme à feu avec les méthodes appropriées.

Le Conseil de Genève a souligné la responsabilité légale des autorités soudanaises de respecter les exigences des manifestations, en particulier dans les villes d’Atbara et de Berber, condamnant le coût de la vie élevé.

Le Conseil genevois des droits de l’Homme et de la justice a mis en garde contre toute incitation à diffuser sur le site de réseautage social des militants pro-gouvernementaux et du parti au pouvoir au Soudan contre les manifestations et leurs participants, et éventuellement de préparer l’utilisation de la répression à leur encontre.

À cet égard, il a exprimé ses craintes face aux cas répétés de répression par les forces de sécurité au Soudan, notamment la détention arbitraire de dizaines de personnes lors de manifestations pacifiques contre la hausse des prix survenue à la fin du mois de janvier.

Il a souligné que ces craintes grandissaient, le Soudan n’ayant adopté aucune réforme de la législation régissant le travail de son appareil de sécurité, la « loi sur la sécurité nationale » de 2010 accordait à l’autorité des pouvoirs étendus en matière d’arrestation, de détention, de recherche et de confiscation et contrevenait aux normes internationales reconnues qui lient le Soudan.

 

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