Le Conseil de Genève des Droits de L’Homme et de la Justice exhorte l’Espagne à prendre des mesures pour protéger les migrants, leur nombre ayant récemment doublé

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GENÈVE – Le Conseil de Genève des droits de l’Homme et de la Justice a exhorté aujourd’hui l’Espagne à prendre des mesures pour protéger les migrants cherchant à traverser la mer Méditerranée afin d’atteindre son territoire.

Le Conseil de Genève, une organisation internationale de défense des droits de l’Homme, a déclaré dans un communiqué qu’il incombait au gouvernement espagnol de fournir des couloirs sécurisés aux réfugiés et de leur fournir les éléments essentiels jusqu’à la résolution de leurs cas.

Le Conseil de Genève a noté que la route de la Méditerranée occidentale allant du Maroc à l’Espagne pourrait devenir la prochaine grande voie pour les réfugiés souhaitant accéder à l’Europe, avec 6 000 immigrants clandestins arrivés en Espagne rien qu’en juin dernier.

Il a souligné qu’avec les restrictions imposées à la route qui traverse la côte libyenne et la fermeture suite à l’augmentation du nombre de patrouilles des garde-côtes libyens, les passeurs ont commencé à tourner les yeux vers l’ouest, tandis que l’Organisation internationale pour les migrations a constaté que le nombre de migrants arrivant sur la côte espagnole avait augmenté de presque trois fois en 2017, avec l’arrivée de 22 mille immigrants.

Dans le même temps, le Conseil de Genève a salué les récentes améliorations apportées par le service d’immigration suédois en ce qui concerne le délai de traitement des demandes d’asile et d’immigration, estimant qu’il s’agissait d’une mesure positive pour améliorer le traitement des réfugiés depuis la crise de l’immigration en Europe il y a trois ans.

Il a souligné que la nouvelle résolution, entrée en vigueur la semaine dernière, soulagerait des milliers de migrants, demandeurs d’asile et demandeurs de regroupement familial qui attendaient leur demande depuis des années, d’autant plus que, dans certains cas, le traitement de la demande avait pris jusqu’à trois ans. Cela atteignait psychologiquement les migrants et les demandeurs d’asile et de les rendre dans un état d’anticipation et d’instabilité, ainsi que leur distance par rapport à leur famille pendant une période inconnue.

Le Conseil de Genève s’est également félicité de la décision de la Cour suprême de France d’abolir le prétendu « crime de solidarité » avec les immigrés clandestins, qui prévoyait l’assistance pénale aux immigrés clandestins en France.
Il a appelé la France et la Suède à poursuivre sur cette voie en renforçant le traitement humanitaire des migrants et des demandeurs d’asile fuyant les conflits et en assumant la responsabilité collective des demandes d’asile en Europe.

Il a souligné la nécessité pour tous les pays de l’UE de prendre des mesures positives pour traiter les migrants et les réfugiés en Europe conformément aux normes des droits de l’Homme et de faire de la priorité humanitaire la priorité principale.
Il a souligné les dangers d’un populisme croissant et de l’extrémisme de droite en Europe, la victoire des partis réclamant l’expulsion des migrants et des réfugiés lors des élections, la recrudescence des attaques terroristes en Europe, l’incitation à la diffamation dans les médias et les médias sociaux, un espace peu surveillé.

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