Le Conseil des droits de l’Homme et de la Justice de Genève appelle à une position européenne unifiée pour mettre fin à la vente d’armes à L’Arabie Saoudite et aux Émirats Arabes Unis

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GENEVE – Le Conseil de Genève sur les Droits de l’Homme et la Justice a appelé samedi à une position unifiée de l’UE sur la cessation des ventes d’armes à l’Arabie saoudite et aux Émirats arabes unis.

Le Conseil de Genève, un groupe international de défense des droits de l’Homme, a déclaré dans un communiqué de presse qu’il suivait avec préoccupation la division des pays européens vis-à-vis des demandes du Parlement européen et de plusieurs gouvernements européens concernant la cessation de vente immédiate d’armes à l’Arabie saoudite et aux Emirats Arabes Unis.

Le Conseil de Genève a souligné que les exigences d’un embargo sur les armes imposées à l’Arabie saoudite et aux Émirats arabes unis devaient être traitées conformément aux valeurs et aux responsabilités juridiques et morales de l’Europe, et non à la vue de ses intérêts et des profits et privilèges des pays européens en échange de la vente d’armes.

Il a souligné que, depuis plus de trois ans, l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis impliqués dans des crimes de guerre contre des civils au Yémen obligent les pays de l’UE à prendre des mesures immédiates pour cesser de vendre des armes aux deux pays et à ne pas participer à la violation des droits des civils ce qui pourraient être considéré comme une complicité de ces violations.

Il a souligné que la guerre de l’Arabie saoudite et des Émirats arabes unis contre le Yémen avait entraîné la mort de plus de 10 000 Yéménites et avait poussé le pays dans la pire crise humanitaire au monde, selon les Nations Unies, à la lumière d’un nombre record de maladies, d’épidémies et de famines.

Le Conseil  de Genève  a également souligné le bilan noir de l’Arabie saoudite et des Émirats arabes unis en matière de droits de l’homme et la perpétration de violations horribles, de  détention et de pris pour cible de militants des droits de l’homme, de journalistes et de dissidents, soulignant la nature du régime despotique qui régit les deux pays.

Le Conseil genevois  des droits de l’Homme a déclaré que l’implication de l’Arabie saoudite dans l’assassinat du journaliste d’opposition saoudien Jamal Khashoggi dans son consulat de Turquie à Istanbul le 2 de ce mois et la critique internationale qui en résulte remet en jeu les positions des pays européens et le défi le plus sérieux pour agir immédiatement contre Riyad, dont la moindre action serait la cessation des ventes d’armes.

 

Il a souligné que les violations des droits de l’Homme commises par l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis avaient atteint un niveau de gravité sans précédent compte tenu de la détention arbitraire et sans fondement juridique de centaines de prisonniers intellectuels dans leurs prisons, ce qui témoigne du défi lancé par Riyad et Abou Dhabi à la critique internationale grandissante de ses pratiques illégales.

Le Conseil de Genève des Droits de l’Homme et de la Justice a conclu sa déclaration en soulignant la responsabilité de l’Union européenne de passer de la condamnation verbale des pratiques de l’Arabie saoudite et des Emirats Arabes Unis à des mesures  imposant les valeurs des pays européens et leurs positions déclarées de défense des droits de l’Homme en tant que priorité plutôt que les intérêts financiers et l’échange avec les pays autoritaires.

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