Le Conseil de Genève des Droits de l’Homme et de la Justice appelle l’Arabie Saoudite à lever l’interdiction de voyager imposée à la famille de Jamal Khashoggi

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GENEVE – Le Conseil des Droits de l’Homme et de la Justice à Genève a appelé mardi les autorités saoudiennes à lever immédiatement l’interdiction de voyager imposée aux proches du journaliste saoudien Jamal Khashoggi, tué lundi dans le consulat de son pays à Istanbul.

Le Conseil de Genève, une organisation internationale de défense des droits de l’homme, a déclaré dans un communiqué de presse avoir fermement condamné l’interdiction faite par les autorités saoudiennes à la famille khashoggi de voyager  et d’avoir forcé son fils Salah à recevoir les condoléances du roi saoudien Salman bin Abdul Aziz et du prince héritier Mohammed bin Salman.

 

Salma Ajam, directrice de la section Moyen-Orient du Conseil de Genève, a souligné que le fait d’empêcher la famille du journaliste décédé, dont le dossier suscite un intérêt international général et des revendications internationales en faveur de la révélation de la vérité, a constitué une violation flagrante de la Déclaration universelle des droits de l’Homme et du Pacte international relatif aux droits civils et politiques, qu’un citoyen a le droit de voyager librement à l’intérieur et à l’extérieur du territoire de l’État, conformément à ses souhaits et à ses décisions.

Ajam a également souligné qu’il s’agissait d’une violation de l’article 13 de la Déclaration universelle des droits de l’Homme, qui stipulait que « Toute personne a le droit de circuler librement et de choisir sa résidence à l’intérieur des frontières de chaque État ». Chacun a le droit de quitter tout pays, y compris le sien.

Elle a souligné que l’interdiction de voyager imposée par la famille Khashoggi représentait une extension de son  horrible crime meurtrier  et qu’elle s’ajoutait au casier noir du régime saoudien pour avoir commis de graves violations des droits de l’Homme, sous la responsabilité du meurtre d’un journaliste connu pour ses positions d’opposition.

Le Conseil de Genève sur les Droits de l’Homme et la Justice a demandé pourquoi les autorités saoudiennes empêchaient la famille de Khashoggi de voyager sauf s’il y avait quelque chose à cacher et craignaient que la famille annonce à l’opinion publique internationale si elle pouvait se sentir en sécurité en dehors du royaume.

Le Conseil des Droits de l’Homme des Nations Unies a appelé l’ONU et ses organisations internationales compétentes à intervenir de toute urgence pour faire pression sur les autorités saoudiennes afin de permettre à la famille Khashoggi de voyager et de circuler librement, et de mettre un terme au chantage et à la maltraitance de Riyad.

 

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