Le Conseil de Genève des Droits de l’Homme et la Justice condamne le transfert par Israël de journalistes et de militants des droits de l’Homme palestiniens en détention administrative.

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GENEVE – Le Conseil de Genève des Droits de l’Homme et de la Justice a condamné lundi Israël pour avoir placé des journalistes et des militants des droits de l’Homme palestiniens en détention administrative pour une période de six mois.

Les actions entreprises à l’encontre du  journaliste Anwar Muna, âgé de 36 ans, et le militant des droits de l’Homme Ayman Nasser Karaja, âgé de 46 ans , originaires de Cisjordanie, sont arbitraires et illégales, a déclaré l’organisation internationale de défense des droits de l’Homme basée à Genève dans un communiqué de presse.

Il a souligné que l’armée israélienne avait arrêté la journaliste Mona, directrice de radio locale, le 1er septembre, après une descente dans sa maison du village de Zoata, à l’ouest de Naplouse alors que l’activiste des droits de l’Homme Karaja avait été arrêté  le 19 du même mois à son domicile dans le village de Safa, à l’ouest de Ramallah.

Le Conseil de Genève a vivement critiqué les attaques d’Israël contre des journalistes palestiniens dans le but d’essayer de bloquer l’image et de transférer ses violations contre les Palestiniens, soulignant qu’il détient actuellement huit journalistes dans ses prisons.

Le Conseil de Genève a également condamné l’escalade du recours à la détention administrative contre des Palestiniens par les autorités israéliennes, en particulier sur la base d’une détention arbitraire sans procès ni dossier d’accusations précises.

Le Conseil genevois des droits de l’Homme a souligné qu’Israël continuait à prendre pour cible et à arrêter des journalistes palestiniens ce qui  était contraire à toutes les conventions et tous les traités internationaux garantissant la liberté d’opinion et d’expression des personnes et à la fausseté des revendications d’Israël sur la démocratie et les libertés publiques.

Enfin , il a appelé les autorités israéliennes à libérer immédiatement et sans condition tous les journalistes palestiniens détenus dans leurs prisons, en violation de l’Ensemble de principes pour la protection de toutes les personnes, quelle que soit leur forme de détention ou d’emprisonnement adoptée par l’Assemblée générale des Nations Unies en 1988.

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