Le Conseil de Genève des Droits de l’Homme et de la Justice appelle à la levée des restrictions sur l’acheminement de l’aide humanitaire en Syrie

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GENEVE – Le Conseil de Genève des Droits de l’Homme et la Justice a appelé lundi à la levée immédiate des restrictions sur l’acheminement de l’aide humanitaire dans les zones des anciens fiefs de l’opposition en Syrie, présentant un risque très élevé pour les civils.

Le Conseil de Genève, une organisation internationale de défense des droits de l’Homme, a déclaré dans un communiqué de presse qu’il était profondément préoccupé par les souffrances de dizaines de milliers de Syriens dans des zones contrôlées par les forces gouvernementales au cours de l’année en raison du manque d’aide humanitaire en raison de l’incapacité des organisations internationales de secours à les contacter.

Le Conseil de Genève a déclaré que plusieurs zones relevant des forces du gouvernement syrien, les organisations humanitaires internationales ont été contraintes de cesser de fournir de l’aide car elles n’avaient pas le consentement de Damas pour opérer sous leur contrôle, ce qui empêchait les civils les plus vulnérables de s’en prévaloir dans des conditions de vie difficiles.

En conséquence, des dizaines de milliers de civils ont été touchés par la suspension de l’aide humanitaire, en raison notamment de l’inquiétude des organisations internationales concernées par le dossier humanitaire en Syrie sur le risque d’arrêter leur travail et de faire arrêter leurs équipes de secours faute d’approbation du gouvernement syrien.

Selon l’ONU, avec plus de sept ans de conflit en Syrie, plus de 13 millions de personnes en Syrie ont toujours besoin d’une aide humanitaire.

Pendant les années de guerre, des millions de Syriens ont été aidés par deux voies principales: la première à Damas, où l’ONU et ses partenaires ont travaillé pour fournir une aide après avoir obtenu l’approbation du gouvernement. Et le second en Turquie et en Jordanie, qui constituait le siège d’organisations humanitaires qui s’employaient à fournir une assistance aux civils dans les zones contrôlées par les factions de l’opposition sans le consentement de Damas.

La deuxième piste a été gelée dans les provinces où le régime a progressé depuis avril, après des attaques massives suivies d’accords d’évacuation de dizaines de milliers de civils et de combattants de l’opposition dans le nord de la Syrie. Les factions de l’opposition ont perdu leurs principales places fortes dans l’est de la Ghouta, près de Damas, dans le nord de Homs (centre) et dans les provinces de Deraa et Quneitra au sud.

Le Conseil de Genève a souligné la gravité de la cessation de l’aide utilisée par les organisations internationales pour la fournir aux régions du sud de la Syrie, menaçant d’exacerber  la situation humanitaire difficile des civils.

Il a aussi souligné qu’il n’existait aucune justification pour exposer les civils à un manque d’aide et de fournitures humanitaires, ce qui constituerait une violation flagrante du droit international et du droit international humanitaire, qu’il conviendrait d’inverser immédiatement.

À cet égard, il a appelé les Nations Unies et la communauté internationale à prendre des mesures immédiates pour lever les restrictions à l’accès humanitaire dans tous les secteurs où la Syrie est dans le besoin, indépendamment de toute considération de l’organe directeur, et à répondre aux besoins humanitaires des civils, dont la plupart restent accrus suite au siège qui se prolonge.

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