Le Conseil de Genève des Droits de l’Homme et de la Justice demande à la Commission d’enquête internationale d’examiner le sort des détenus en Arabie saoudite

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GENEVE – Le Conseil de Genève des droits de l’Homme et de la Justice a appelé à la création d’une commission d’enquête internationale sur le sort des détenus et des personnes disparues dans des prisons d’Arabie saoudite, le dernier journaliste Jamal Khashokgi, disparu en Turquie dans des circonstances mystérieuses il y a cinq jours.

Dans un communiqué de presse, le Conseil de Genève a déclaré craindre le sort de centaines de détenus saoudiens et de personnes disparues de force après avoir été enlevés en violation flagrante des droits de l’Homme et des principes du droit international et du droit international humanitaire.

Le Conseil genevois des droits de l’Homme a insisté sur le fait que les autorités saoudiennes devraient divulguer immédiatement les preuves à l’appui de l’affirmation de Khashoggi selon laquelle il aurait quitté le consulat d’Arabie saoudite à Istanbul mardi. Autrement, leur plainte serait sans fondement et ne ferait qu’accroître les soupçons selon lesquelles il aurait été enlevé et aurait fait l’objet d’une disparition forcée.

Il a déclaré que Khashoggi avait quitté son pays il y a un an de peur d’être arrêté dans son pays, où de nombreux militants des droits de l’homme, journalistes, dissidents et prédicateurs sont soumis à des arrestations arbitraires pour avoir exprimé leurs opinions.

Il a averti que les craintes selon lesquelles Khashoggi, 59 ans, aurait été transféré de force en Arabie Saoudite et forcé de se cacher pour punir d’avoir publié des articles et des blogs critiquant les violations des droits de l’Homme dans son pays, en font une cible privilégiée du régime en place dans le royaume.

Il a souligné que l’enlèvement et la disparition forcée de Khashoggi sur la base de son opposition aux autorités de son pays représentaient les derniers épisodes de violations des droits de l’Homme en Arabie saoudite, qui ont arrêté des centaines de journalistes, militants et prédicateurs en raison de leurs opinions. Les autorités saoudiennes occupent le 169e rang sur la liste des 180 pays qui violent les droits de l’Homme, développée par Reporters sans frontières.

Le Conseil de genève a exhorté le Haut Commissaire aux droits de l’Homme et toutes les organisations des Nations Unies concernées à intervenir immédiatement pour faire pression sur l’Arabie saoudite afin qu’elle révèle le sort de Khashoggi et de toutes les personnes disparues de force et disparues dans le royaume faisant l’objet d’exactions systématiques, notamment de tortures pendant la détention et la détention publiques centres avec une absence totale de contrôle légal ou de soins de santé et un isolement complet du monde extérieur.

Le Conseil de genève a également appelé à considérer la question des personnes disparues et des détenus arbitraires en Arabie saoudite comme une crise humanitaire à part entière et à faire pression sur le Conseil de sécurité des Nations unies pour qu’il s’acquitte de ses responsabilités et prenne toutes les mesures nécessaires crimes et violations commis par le régime saoudien.

Il a souligné que les autorités saoudiennes devraient être obligées d’ouvrir toutes les prisons et les centres de détention publics et secrets devant les instances internationales et les décisions d’enquête et d’assurer la sécurité de tous les prisonniers de conscience et de ceux qui sont portés disparus de force en tant que responsabilité humanitaire et morale internationale.

 

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