Mise en garde contre le recours par les Émirats Arabes Unis à une Alimentation forcée du militant des droits de l’homme Ahmed Mansour en grève de la faim

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GENÈVE – Le Conseil de Genève pour les droits et les libertés a averti mercredi que les autorités des Émirats Arabes Unis avaient recours à l’alimentation forcée du militant des droits humains Ahmed Mansour, en grève de la faim depuis 45 jours pour protester contre sa détention arbitraire ainsi que les mauvaises conditions de détention.

Le Conseil de Genève a reçu des informations sur l’intention des autorités des Emirates de faire subir à Ahmed Mansour une alimentation forcée en essayant de mettre fin à sa grève de la faim et à éviter que sa santé ne se détériore davantage, par peur que de nouvelles condamnations internationales et des critiques soient données concernant cette affaire. en effet une alimentation forcée d’un gréviste de la faim constitue une violation du droits international qui assure au détenu le droit à la grève de la faim

surtout que l’Organisation mondiale de la santé l’interdit formellement,Ainsi que la position de l’Association médicale mondiale dans la Déclaration de Malte et de Tokyo révisée en 2006 adoptée par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), affirmant que « toute décision d’alimentation forcée d’une manière involontaire et sous les menaces et la contrainte n’a aucune valeur morale, car Il n’est pas correct d’obliger les grévistes de la faim à recevoir un traitement qu’ils refusent, de meme l’alimentation obligatoire de ceux qui le refusent est considéré comme un acte injustifié.

Ahmed Mansour a entamé une grève de la faim le 17 mars 2019 pour protester contre les mauvaises conditions de détention et son procès inéquitable, qui a abouti à une peine de 10 ans de prison pour ses activités dans le domaine des droits de l’homme.

Les autorités des Emirates sont très vagues sur les conditions de détention de Mansour et refusent de permettre à son avocat ou à sa famille de le rencontrer régulièrement. Il est détenu à la prison de Sadr City à Abou Dhabi depuis son arrestation le 20 mars 2017.

Le Conseil de Genève pour les droits et les libertés, a reçu des témoignages sur la détérioration de l’état de santé de Ahmed Mansour après avoir perdu beaucoup de poids, et il soufre aussi d’une fatigue chronique qui l’empêchant presque de bouger, ainsi que la dégradation de son état visuel ce qui l’a obligé de porter des lunettes spéciales.

Ahmad Mansour est le lauréat du prix Martin Ennals 2015 en Suisse, membre des conseils consultatifs du Centre du Golfe pour les droits de l’homme et de Human Rights Watch.Le 29 mai 2018, la cour de sûreté de l’État de la Cour d’appel fédérale l’a condamné à 10 ans de prison,suivie de trois années d’observation avec une grosse amende

Le Conseil de Genève s’est déclaré profondément préoccupé par la possibilité d’une nouvelle détérioration de la santé de Mansour alors qu’il poursuivait sa grève de la faim, appelant les autorités de l’Emirates à sa libération immédiate et sans condition, ainsi que tous les prisonniers d’opinion détenus dans l’État.

Le Conseil de Genève a également appelé à une intervention internationale pour veiller à ce que Mansour et les autres prisonniers d’opinion aux EAU soient traités conformément à l’Ensemble de règles minima pour le traitement des détenus, y compris des soins médicaux appropriés, des conditions sanitaires et des visites régulières de la famille

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