L’exécution de 37 personnes par l’Arabie saoudite après un procès inéquitable est une violation flagrante des droits de l’homme

580.jpg

 

Le Conseil de Genève pour les droits et les libertés a condamné les exécutions de 37 Saoudiens par les autorités saoudiennes à l’issue d’un procès inéquitable et dépourvu des normes juridiques garanties par le droit international.

Le CGDL s’est déclaré préoccupé par le fait que les autorités saoudiennes utilisaient la peine de mort comme un outil politique pour écraser l’opposition au sein de la minorité chiite du pays, en violation des lois internationales relatives au droit à un procès équitable et du principe de non-discrimination consacré par la Déclaration universelle des droits de l’homme.

Le Conseil de Genève pour les droits et les libertés a appelé les autorités saoudiennes à mettre fin immédiatement à la vague d’exécutions sanglantes, qui constitue un châtiment cruel, et inhumain, et à cesser de les utiliser comme un moyen de dissoudre les opposants politiques et les opposants au régime dans le pays.

Il a rappelé la position de la Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Michelle Bachelet, appelant tous les pays à adopter une attitude positive unifiée et à se joindre à la tendance internationale en faveur de l’abolition totale de la peine de mort. L’Arabie saoudite est considérée comme l’un des pays ayant le plus souvent procédé à des exécutions sous prétexte de participation à des actes de terrorisme, de meurtre, de viol ou de trafic de drogue

Les condamnations à mort ont été exécutées dans cinq districts: Riyad, La Mecque, Medina, Qassim (centre) et la région orientale où la majorité de la population appartient à la minorité chiite, a annoncé le ministère de l’Intérieur.

Selon les données reçues par le Conseil de Genève, 11 des personnes exécutées pour espionnage en Iran ont été condamnées, et au moins 14 autres ont été reconnues coupables d’actes de violence liés à leur participation à des manifestations dans la province de l’Est entre 2011 et 2012. Parmi ceux qui ont été exécuté deux mineurs Ils avaient 16 ans quand ils ont été arrêté

Le Conseil de Genève a mis en exergue les suspicions généralisées selon lesquelles les personnes condamnées à mort étaient soumises à la torture physique et psychologique et aux abus des méthodes d’extraction des aveux les plus interdites sur le plan international, une violation flagrante de leur droit à un procès équitable et une violation de leur droit à la vie. Il a souligné que ces personnes avaient été arrêtées arbitrairement sans base légale ni procédure régulière.

Il a souligné que des  larges accusations ont été portées  à l’encontre des condamnés à mort par les autorités saoudienne, notamment de trahison et de soutien au terrorisme, en plus de porter des accusations politiques et religieuses telles que le recrutement de membres des médias pour diffamer le royaume, le soutien d’émeutes et de manifestations et la diffusion de la foi chiite.

Le GCRL a déclaré que l’exécution était un signe clair de l’abus des autorités saoudiennes, qui ont exécuté au moins 100 personnes dans diverses affaires depuis le début de l’année, reflétant le dédain du régime saoudien pour la vie humaine et le droit à la vie.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

scroll to top