Arabie saoudite : Une nouvelle campagne d’arrestations arbitraires confirme l’intransigeance des autorités et leurs violations continues des droits de l’homme

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Genève – Le Conseil de Genève pour les Droits et les Libertés a suivi avec une vive inquiétude le lancement d’une campagne d’arrestations arbitraires par les autorités saoudiennes visant des militants de droits de l’homme, des journalistes, des écrivains, des militants de gauche et des femmes, ainsi que l’interdiction de voyager visant des dizaines d’autres militants en préparation de leur arrestation.
Le Conseil de Genève a déclaré que la nouvelle campagne d’arrestations confirme l’empiètement des autorités saoudiennes sur les droits de l’homme en imposant des restrictions arbitraires aux opposants et aux militants pour les libertés fondamentales, et en arrêtant des centaines de personnes arbitrairement.
Le Conseil de Genève a appris que les autorités saoudiennes ont arrêté onze personnalités académiques, dont une femme. Il s’agit de : l’écrivain et chercheur Thammar al-Marzouqi, son épouse Khadija al-Harbi (arrêtée bien qu’enceinte), Dr. Bader Ibrahim et Mohammed Sadiq co-auteurs du livre Le Mouvement chiite en Arabie saoudite, Fahad Abalkhail, Abdullah al-Dahailan, Moqbel al-Saqqar et Yazid al-Fafi, Salah al-Haydar fils de la militante récemment libérée Aziza al-Yousef, Anas al-Mazroui, et Ayman al-Drees.
Les arrestations ont été effectuées sans ordre judiciaire ni documents légaux. Elles ont eu lieu durant la nuit sous forme de raids militaires contre des domiciles privés, entraînant l’intimidation des familles et la confiscation d’objets privés.
Les autorités saoudiennes ont également émis des restrictions de voyage à l’encontre de dizaines de militants en attendant de les arrêter, alors que le contact est toujours perdu avec certains autres. Le nombre total des personnes recherchées sur la liste des autorités a atteint plus que quarante, tous sont toujours poursuivis.
Selon les opposants saoudiens, les arrestations seraient dues à une série d’activités culturelles organisées par ce groupe de détenus entre 2014 et 2016, notamment le forum culturel « Tawasul », qui a accueilli des personnalités saoudiennes et arabes remarquables.
A la lumière de ces événements regrettables, le Conseil de Genève pour les Droits et les Libertés condamne la nouvelle vague d’arrestations en Arabie saoudite contre des opposants, des militants et des écrivains, ainsi que l’interdiction de voyage qui leur a été imposée. Le Conseil considère ces actes comme étant des graves violations des lois et des conventions internationales interdisant les arrestations arbitraires et affirmant la liberté d’opinion et d’expression.
Le Conseil de Genève a de nouveau appelé les autorités saoudiennes à mettre fin aux arrestations susmentionnées, à libérer immédiatement tous les prisonniers d’opinion et à les indemniser pour les dommages et les violations dont ils ont été victimes pendant leur détention, tels que les tortures physiques et psychologiques. Il appelle également le Conseil des droits de l’homme à intervenir pour mettre fin aux abus des autorités saoudiennes à travers l’envoi d’une commission d’enquête dans le cadre du Groupe de Travail sur la Détention Arbitraire.

Il a également appelé la communauté internationale à assumer ses responsabilités en plaçant la répression en Arabie saoudite au centre des discussions bilatérales avec les autorités saoudiennes, et en condamnant plus fermement le harcèlement continu des opposants politiques et des défenseurs des droits de l’homme dans les instances internationales.

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