Algérie : une transition démocratique du pouvoir qui respecte les droits de l’homme et les libertés fondamentales est la solution

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Genève – Le Conseil de Genève pour les droits et les libertés suit avec intérêt l’évolution de la situation en Algérie et appelle les autorités algériennes à répondre à la volonté populaire de changement et à respecter son droit de participer à la gestion des affaires publiques de son pays conformément à l’article 25 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques ratifié par l’Algérie.

À la lumière des derniers développements et des réactions mitigées sur les manifestations pacifiques qui durent depuis six semaines, le Conseil de Genève exprime sa préoccupation devant l’ambiguïté de la situation politique en Algérie et le silence des autorités au pouvoir malgré les appels insistants au départ du président sortant et de son entourage.

Le Conseil de Genève pense que face à l’appel du chef de l’état-major de l’armée populaire nationale à l’application de l’article 102 de la Constitution algérienne afin de déclarer la vacance du poste de président de la République, le silence qui règne au palais présidentiel reflète des conflits acerbes au sein des cercles du pouvoir, ce qui affecterait négativement le processus politique actuellement en cours dans le pays.

Le Conseil de droits de l’homme estime également que la conclusion d’un accord sur une transition démocratique du pouvoir qui respecte les droits de l’homme et les libertés fondamentales garantira la stabilité politique et le développement social du pays.

Etant donné que les manifestations pacifiques et spontanées partent de principes et de slogans clairs et convaincants exprimant les revendications de la rue algérienne, et que les droits fondamentaux figurent au premier plan des slogans scandés, les autorités politiques devraient respecter ces exigences et les mettre en œuvre dans le but d’assurer la stabilité, le développement et la prospérité de la société. En effet, les masses de citoyens participant aux manifestations contre l’injustice et la corruption, réclamant liberté, dignité et justice sociale, n’accepteront ni les demi-solutions ni le maintien du statu quo.

Il est donc nécessaire de s’appuyer sur la volonté du peuple, corriger la trajectoire, engager de sérieuses réformes économiques, effectuer un changement structurel au niveau du leadership politique et étendre la participation à la gouvernance en particulier aux représentants de la société civile et aux compétences nationales. Il est enfin essentiel aussi d’adopter des mesures législatives garantissant que les citoyens jouissent de la totalité de leurs droits.

Le Conseil de Genève pour les droits et les libertés salue la maturité du peuple algérien et le caractère pacifique des rassemblements depuis le début des manifestations et l’invite à poursuivre son mouvement pacifique et à participer efficacement à la consolidation de la démocratie et au développement de l’Algérie.

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